Poèmes de Marie-Thérèse DEFOUILLOUX, fondatrice de l'association "Les Amis de Montcelet" en 1991

         Ô, Montcelet

Que reste-t’il de ta splendeur

Vieux château dominant la plaine,

Où sont donc partis les seigneurs

Dont les « dames » filaient la laine ?

C’est à l’appel de Pierre l’Ermite

Qu’ils sont allés en Orient

Abandonnant, non sans mérite,

Ce qui faisait leur vie d’avant.

 

Pendant ce voyage lointain,

A l’arrivée d’une estafette

Leurs femmes sonnaient le tocsin

Pour prévenir, Usson, Nonette ...

 

A leur retour la joie éclate

Les murs résonnent de chansons

Que les troubadours dans leur hâte

Riment à tort ou à raison.

 

Il ne reste que quelques pierres

De ce passé prestigieux

Conservons-les, ce sont nos pères

Qui ont fait ces murs glorieux.

       Marie-Thérèse Defouilloux

     

        ​La tour rénovée

Certes elle avait une fière allure

L’ancienne tour de Montcelet

Elle conservait dans ses vieux murs

Aux pierres disjointes, tous ses secrets.

 

Quel souvenir elle représente

Depuis les siècles écoulés

Les guerres civiles aux luttes ardentes

Les invasions … tout un passé !

 

Mais les lustres ont laissé leurs traces

Sur la forteresse blessée

Les pierres tombant, c’est la menace

Pour le téméraire égaré.

 

Il a fallu consolider

Sertir les pierres, boucher les fentes

Et si le ciment un peu frais

Heurte nos yeux, prenons patience

 

Elle dominera pour longtemps

De son orgueilleuse silhouette

La plaine et le ruban d’argent

De la rivière, pour le poète.

 

Elle défiera encore le temps

Et quand les ans auront passé,

De nouveau, la patine aidant

Elle sera toujours MONTCELET.

       Marie- Thérèse Defouilloux

 Inauguration de la tour rénovée  

           26 juin 1993

Quelle journée inoubliable !

Avec un soleil radieux

Dès le matin, très agréable,

Il éclaire l’ensemble des lieux.

 

Après réception des édiles,

Leur ascension de Montcelet,

Le verre de l’amitié utile

Réunit tous les invités.

 

Plus tard, sur le plateau en fête,

Merguez et boissons rassasiés

Jeunes et vieux, qui prirent la tête

De la suite des festivités.

 

Le folklore, bien dans son rôle

Invita chacun à danser,

Et la joyeuse farandole

Remporta beaucoup de succès.

 

Et vint le soir et tout son  charme :

L’air léger  se rafraîchissant,

Les souvenirs alors vous parlent

Des joyeuses fêtes d’antan.

 

Puis l’horizon est embrasé

Par les feux du soleil couchant,

Et dans la belle nuit d’été

S’allume le feu de la Saint-Jean.

 

Tandis qu’apparaît dans le ciel

Vénus, l’étoile du berger,

La lune, à son tour, entre en scène

Et soudain s’éclaire Montcelet.

 

Envoi :   Nous les habitants de Vichel

             Sommes fiers de notre passé,

             La Tour qui monte vers le ciel

             Est le gage de notre amitié.

                          Marie-Thérèse Defouilloux

 

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